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TUAWSteve Jobs: Facebook had "onerous terms" for Ping originally appeared on The Unofficial Apple Weblog (TUAW) on Thu, 02 Sep 2010 20:30:00 EST. Please see our terms for use of feeds.

TUAWEpic's Mike Capps talks about Epic Citadel and the future of iOS gaming originally appeared on The Unofficial Apple Weblog (TUAW) on Thu, 02 Sep 2010 19:30:00 EST. Please see our terms for use of feeds.
Okay, I might be a little bit fangrrlish about the new Xcode 4 IDE. But seriously, it's really an awesome update to the existing Xcode tools. Yes, it's still majorly buggy and yes, there are still many features missing in action -- but it's such a treat to see how the new tools are evolving into their final form. TUAWApple releases preview 3 of Xcode 4 originally appeared on The Unofficial Apple Weblog (TUAW) on Thu, 02 Sep 2010 18:45:00 EST. Please see our terms for use of feeds.
Game Center is almost out in consumers' hands, but that hasn't stopped the folks at OpenFeint from pushing forward on their unofficial social network for gamers. PlayTime is a newly-announced feature of the third-party social networking software that will allow players on both iOS and Android to play in real-time with each other, and even use voice chat while doing that. OpenFeint is splitting its multiplayer services into two different paths: "Casual" games will use highscores to offer up multiplayer and even co-op challenges, while "Core" games will actually run real-time multiplayer, in conjunction with a system from a company called Exit Games.TUAWOpenFeint announces PlayTime, real-time multiplayer with voice chat for iOS and Android originally appeared on The Unofficial Apple Weblog (TUAW) on Thu, 02 Sep 2010 18:00:00 EST. Please see our terms for use of feeds.

TUAWiTunes 10 quick tip: Liking a song in Ping originally appeared on The Unofficial Apple Weblog (TUAW) on Thu, 02 Sep 2010 17:30:00 EST. Please see our terms for use of feeds.
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Changement d’horaire et de jour de diffusion pour Place de la Toile, l’émission consacrée aux nouvelles technologies sur France Culture. Désormais, il faudra allumer votre poste de radio le dimanche à 17 heures pour retrouver Xavier de la Porte et ses invités. Et si vous l’avez raté, vous pourrez vous consoler avec le podcast de l’émission et la lecture d’actualité de Xavier de la Porte chaque lundi matin sur InternetActu.
En attendant le retour de #pdlt dimanche, la dernière émission du mois de juillet était consacrée à Lift France et à la lecture d’un article de Wired à propos du dernier livre de Nicholas Carr, The Shallows, que nous avions évoqué également.
La lecture de la semaine est un grand article de Nicholas Carr paru dans le numéro de juin du magazine américain Wired. Nicholas Carr (blog), écrivain américain, que l’on connaît pour ses positions très dures sur les effets négatifs d’Internet, revient à la charge avec la publication d’un nouveau livre The Shallows : What The Internet is doing to our brains dont il livre à Wired une synthèse, dont je vous livre les points principaux.
Carr commence par le récit d’une expérience réalisée par Gary Small, professeur de psychiatrie à l’université de Californie à Los Angeles. Small a demandé de faire une recherche sur Google à deux populations, l’une d’internautes aguerris, l’autre de novices, et a observé grâce à l’IRM leur activité cérébrale. Les résultats ont été différents pour chacun des groupes. L’activité cérébrale des internautes aguerris étant beaucoup plus extensive que celle des novices, particulièrement dans le cortex préfontal, ère que l’on associe à la prise de décision et la résolution des problèmes. Quand ces mêmes populations se sont vues projeter des textes en bloc, il n’y avait plus de différence entre elles du point de vue de l’activité cérébrale. D’où la conclusion de Garry Small : la disposition neuronale distincte des utilisateurs expérimentés d’internet s’était développée à cause de leur usage d’internet.

Mais le résultat le plus remarquable de son expérience est apparu quand Small a réitéré les tests six jours plus tard. Entre temps, il avait demandé aux novices de passer une heure par jour sur l’internet à utiliser des moteurs de recherche. Les nouveaux scanners ont montré que leur activité cérébrale avait changé du tout au tout. Elle était semblable à celle des vétérans du Net. Small écrivait donc : “Cinq heures sur Internet et les sujets novices ont déjà reformaté leur cerveau”.
A la première publication de cette recherche, on s’est enthousiasmé : en mobilisant un grand nombre de cellules cérébrales, Google semblait nous rendre plus intelligents. Mais Small le notait : une plus grande activité cérébrale n’est pas forcément une meilleure activité cérébrale. La vraie révélation, c’était la vitesse et la taille des changements qu’internet apportait à notre fonctionnement neuronal. Et Gary Small concluait son étude par ces mots : “L’explosion actuelle des technologies numériques ne change pas seulement la manière dont nous vivons et nous communiquons, elle altère tout aussi profondément notre cerveau.”
Et Carr d’ajouter que ce sera sans doute un grand sujet de recherche dans les années à venir. Mais, remarque-t-il, des dizaines d’études de psychologues, de neurobiologistes et d’éducateurs nous mènent déjà à certaines conclusions : quand nous allons sur l’internet, nous entrons dans un environnement qui favorise la lecture cursive, la pensée rapide et distraite, et l’apprentissage superficiel. Même si l’internet permet l’accès à un grand nombre d’informations, il nous transforme en penseurs superficiels en modifiant littéralement la structure de notre cerveau.
Après l’exposé de sa thèse, Nicholas Carr passe aux arguments.
Et d’abord, la déception des éducateurs qui avaient introduit les ordinateurs dans les classes en pensant que l’hypertexte favoriserait l’apprentissage, qu’il enseignerait la mise en relation des textes et augmenterait la capacité critique. Des éducateurs qui se sont aperçu dix ans plus tard qu’il en allait autrement. Que les aptitudes mobilisées par l’hypertexte – le fait d’évaluer les liens, de décider où cliquer, d’ajuster les formats – étaient étrangères au processus de la lecture. Et même que, amoindrissant la concentration, elles fragilisaient la compréhension. Et Carr de citer plusieurs études en renfort. L’une d’entre elles, réalisée en 1990, montrait par exemple que les gens ne se souvenaient pas de qu’ils avaient lu et pas lu. Notre familiarité croissante avec le Web n’a pas changé les conclusions de ces études, précise Nicholas Carr. Elles continuent à montrer que les gens qui lisent linéairement comprennent mieux les textes, qu’ils s’en souviennent mieux et apprennent plus que ceux qui lisent des textes farcis d’hyperliens. Ces études montrant que la présence seule de liens dans un texte, mobilisant l’attention pour savoir s’il faut cliquer ou pas, est une distraction néfaste. Des études plus récentes ont montré que la distraction était encore supérieure quand des liens étaient entourés d’images, de vidéos et de publicités.
Nicholas Carr explique : notre intelligence repose sur notre aptitude à transférer les informations depuis notre mémoire au travail vers la mémoire à long terme. Quand les faits et les expériences entrent dans notre mémoire de long terme, nous pouvons les transformer en idées complexes qui donnent toute sa richesse à notre pensée. Mais le passage de la mémoire au travail à la mémoire de long terme est une sorte de goulot inversé. Alors que notre mémoire de long terme a une capacité de stockage presque illimitée, notre mémoire au travail ne peut traiter qu’un petit nombre d’informations à la fois. Ce stockage de court terme est donc fragile : une rupture d’attention peut éjecter le contenu hors de notre cerveau. Une lecture concentrée permet de faire passer dans notre mémoire de long terme les informations par petits blocs, avec des pertes moindres, ce qui fabrique les associations essentielles à la création de la connaissance et de la sagesse. Sur le Net, les informations sont trop nombreuses. On transfère vers la mémoire longue des informations morcelées et disparates, pas un flux cohérent et continu. Ce qui, d’après les psychologues, nous met dans l’incapacité de traduire le nouveau matériau en connaissance conceptuelle. Notre apprentissage et notre compréhension en souffrent. C’est pourquoi, selon Carr, une activité cérébrale étendue, comme celle découverte par Gary Small, ne doit pas étre célébrée comme on l’a fait. Elle peut mener à une surcharge cognitive.
Pour Carr, Internet est un système interruptif. Et d’énumérer toutes les occasions que le Net nous fournit de nous distraire. Pour mesurer les effets négatifs de ce système interruptif, Carr s’appuie sur ce que les neurologues appellent le switching cost le “coût de la commutation”. Chaque fois que notre attention se détourne, notre cerveau doit se réorienter et puise dans ses ressources. Ce phénomène, disent les études, peut ajouter à la surcharge cognitive et mener à la difficulté à interpréter. Sur Internet, où l’on jongle sans cesse entre différentes tâches, les coûts de commutation sont toujours plus élevés.
S’en suit une critique en règle du multitasking, le fait d’être sur plusieurs tâches en même temps. Selon Carr, quand on demande à être interrompu, par les pop-ups, par nos mails, par les messageries instantanées et les flux RSS, nous organisons la perte de concentration et la fragmentation de notre attention et donc les dommages faits à notre activité cérébrale.
Bien sûr, tempère Nicholas Carr, les conséquences mentales de notre appétence pour l’information en ligne ne sont pas toutes mauvaises. Certaines capacités cognitives sont renforcées : la coordination oeil-main, les réponses réflexes… en gros, la recherche sur Internet renforce les fonctions cérébrales liées à la résolution rapide des problèmes. Mais pour Carr, cela ne suffit pas à conclure que le web nous rend plus intelligent.
Et de citer encore une étude, de 2009 celle-là , qui s’est concentrée sur les effets des différents médias en terme de cognition. La conclusion de Patricia Greenfield, la chercheuse coordonnant cette étude : “Chaque médium développe des capacités cognitives aux dépens d’autres.” Toujours selon Patricia Greenfield, notre usage croissant d’Internet aurait mené au développement sophistiqué d’aptitudes visio-spatiales, mais aurait fragilisé notre capacité à acquérir des connaissances profondes, à mener des analyses inductives, à produire de l’esprit critique, de l’imagination et la réflexion. Notre cerveau est plastique, il s’adapte aux médias et se forme à leurs exigences. Ce qui signifie que ce que nous acquérons, ou perdons, avec l’activité en ligne, s’étend au reste de notre vie.
Pour Carr, il n’y a rien de mauvais en soi à absorber très vite des informations en pièces détachées. Nous l’avons toujours fait en lisant le journal ou des magazines. Cette aptitude est aussi importante que celle qui nous permet de nous concentrer. Ce qui l’inquiète, c’est que cette absorption devienne une fin en soi, qu’elle devienne notre seule méthode d’apprentissage.
Carr conclut en disant que nous faisons, au sens métaphorique, un trajet inverse à celui des débuts de la civilisation. Nous passons du stade de cultivateurs de la connaissance personnelle à celui de chasseur dans la forêt des données. Dans ce processus, nous allons fatalement perdre beaucoup de ce qui fait que l’esprit est si intéressant.
Xavier de la Porte
L’émission du 24 juillet 2010 était consacrée à Lift France. Une émission à réécouter en différé ou en podcast sur le site de Place de la Toile.
économie de l'attention, lecture, mémoire, NBIC, neurosciencesPour mieux répondre aux nombreuses questions que posent la vie privée des utilisateurs à l’heure des sites sociaux, le spécialiste de la sécurité, Bruce Schneier a tenté de construire une intéressante Taxonomie des données, car ce qu’on appelle données dans le monde des sites sociaux recouvre plusieurs réalités différentes (voir notre dossier Critique du Web²). Il distingue ainsi :

Image : exemple de flux de données dans les médias sociaux par Anne Helmond.
Comme l’explique encore Bruce Schneier, il y a d’autres façons d’analyser les données des utilisateurs. Il y a celles qu’on donne au site en toute confiance, en attendant du service qu’il les sauvegarde. Celles qu’on publie ouvertement et celles que d’autres utilisent pour vous trouver. Celles que l’utilisateur ne partage qu’avec un petit nombre de proches. Sans compter que le site social peut toutes les monétiser, notamment en vendant de la publicité ciblée par exemple.
Bien sûr, les nombreux sites de réseaux sociaux donnent aux utilisateurs différents droits pour gérer chaque type de données (souvent notamment des paramètres de contrôle sur les données selon la relation qu’on établit avec les gens : mais toute la difficulté consiste alors pour l’utilisateur à parvenir à catégoriser correctement ces relations). Mais les droits sur les données confiées, les données fortuites, voire les données comportementales sont souvent bien moins clairs pour l’utilisateur, rappelle le chercheur.
Comme le rappelait danah boyd dans la Technology Review : “la façon dont la vie privée est encodée dans le logiciel ne se recoupe avec la façon dont nous la traitons dans la vie réelle”. Dans le monde des ordinateurs, la vie privée est souvent gérée via des contrôles d’accès. Or, elle n’a rien à voir avec une gestion des accès. La gestion de la vie privée consiste à comprendre un contexte social, faire sens de la façon dont nos informations circulent auprès d’autres, en les partageant de manière négociée. Pour que les médias sociaux deviennent plus matures, explique la chercheuse, il faudra d’abord repenser la façon dont on encode la vie privée dans ces systèmes.
confiance, identité, identités actives, intelligence des données, opendata, réseaux sociaux, Web²De toutes les applications soi-disant “web 2″ ou faisant appel à l’intelligence collective, Foldit pouvait apparaître, lors de sa sortie en 2008, comme la plus prometteuse, tant elle semblait au confluent des différentes tendances actuellement en gestation : d’abord, il s’agissait d’un vrai moyen de “changer le monde par le jeu” qui abolissait la frontière entre éducation et recherche. C’était aussi la première “vraie” application de biohacking: soyons honnête, il n’est pas encore venu le temps ou chacun bricolera l’ADN dans sa cuisine. Mais agir sur des simulations informatiques d’authentiques structures biologiques (et non sur des formalisations abstraites, comme c’est le cas avec les systèmes de vie artificielle), avec la promesse d’obtenir des résultats pertinents dans le monde réel, voilà ce que permet Foldit, et c’est sans doute ce genre d’outils qu’utiliseront les “biohackers” de demain.
Ensuite, d’un point de vue cognitif, Foldit était un bon exemple du retour du corps dans notre façon d’agir sur le monde. C’est avec ses doigts qu’on recherche et qu’on pense dans Foldit, pas avec sa tête. C’est pourquoi un enfant de 12 ans peut se révéler meilleur à ce jeu qu’un microbiologiste.
Enfin, last but not least, Foldit était amusant : c’est l’exemple même du Casual game qui revient en vogue aujourd’hui. Il constitue une bonne alternative au Solitaire ou au Tetris.
Mais Foldit, comme ces multiples projets novateurs qui prolifèrent aujourd’hui sur le Net, ne promettait-il pas plus qu’il ne délivrait ? Au-delà de l’idée sympa, quels sont les véritables apports d’une application de ce genre ? Suivant la publication d’un article dans la revue Nature (payant pour la partie technique, mais avec un reportage de “vulgarisation” gratuit (.pdf) – enfin pour l’instant) une série d’articles ont fleuri dans la presse scientifique de ce mois d’août, nous donnant l’occasion de faire un premier bilan de l’expérience.
Dans le premier article que nous avions consacré à Foldit nous annoncions la participation des joueurs de Foldit à la compétition internationale de pliage de protéines, la CASP. L’évènement a eu lieu en 2008. Foldit participait dans la catégorie “combat libre” où les équipes pouvaient utiliser toutes les ressources disponibles, y compris le cerveau humain, pour résoudre les énigmes proposées lors du championnat. On aurait aimé découvrir comment la communauté Foldit s’est positionnée face à la concurrence d’intelligences artificielles “pures” mais au moins pourra-t-on savoir comment des “amateurs” se sont comportés face à des équipes de biochimistes professionnels. Les résultats sont tout à fait significatifs : sur les 15 énigmes proposées aux joueurs de Foldit, ceux-ci se sont classés dans le trio de tête dans 7 cas, et sont même arrivés premiers sur l’un d’entre eux. Pour Wired, la messe est dite : “un groupe de joueurs non scientifiques a battu les équipes d’experts”.
Plus modestes, les créateurs de Foldit se contentent de dire sur le blog du site que les joueurs se sont montré aux mêmes niveaux que les équipes de professionnels.
En tout cas, l’équipe la plus performante lors de la CASP n’était en rien constituée de professionnels. Wired, encore, nous raconte les réussites d’un de ses membres les plus doués, “cheese”, alias Aristides Poehlman, 13 ans, et son “match” mémorable contre un concurrent français, Laurent de Jerphanion. Poehlman s’est avéré tellement doué qu’il a suscité l’intérêt des chercheurs, qui se sont penchés sur ses méthodes de travail. Lorsqu’on demandé à Poehlman “comment il connaissait la manière de manipuler correctement une protéine, par exemple en orientant vers le centre les parties hydrophobes (qui chassent l’eau) de la molécule, il haussa les épaules et répondit “cela me paraît mieux comme cela”.”
Et Wired de citer à ce propos David Baker : “quand je disais dès le début que Foldit m’aiderait à trouver des prodiges du pliage des protéines, c’était encore de la spéculation… C’est fantastique de voir que c’est devenu vrai.”
Les concepteurs du jeu ont aussi comparé les performances de Foldit à celles de son ancêtre direct, Rosetta@Home, nous explique le magazine Discover. Basé sur le principe de Seti@Home, Rosetta@Home est un exemple classique d’intelligence distribuée. On laisse son ordinateur travailler sur un problème pendant les périodes de pauses, comme un économiseur d’écran (en fait, c’est parce que David Baker, professeur de biochimie a l’université de Washington, avait constaté que bon nombre d’utilisateurs de Rosetta@Home se plaignaient de la lenteur des calculs de leurs machines, et affirmaient être capable de faire mieux, qu’il en vint à imaginer Foldit).
Pour tester l’utilité de cette approche, Seth Cooper, cocréateur de Foldit et designer en chef du système, proposa à ses joueurs de résoudre 10 énigmes (des protéines dont la structure était connue, mais dont il n’existait aucune trace sur les banques de données publiques). Les joueurs de Foldit purent se montrer fiers de leurs talents : ils se montrèrent plus performants que Rosetta@Home sur cinq épreuves et firent match nul sur trois autres. Quant aux cas où “Rosetta” battit les joueurs, elle ne se rapprocha pas pour autant de la solution finale.
Pourtant, il reste des cas où la machine reste supérieure à l’homme. Cela ne désespère pas Cooper, cela lui permet au contraire d’envisager une fructueuse collaboration : un système comme Rosetta@Home pourrait se charger des premières phases du pliage, puis les humains prendraient la relève lorsque le travail devient trop subtil pour lui, par exemple.
Ces divers résultats ont permis de comprendre un peu mieux comment procédaient les joueurs de Foldit.
Ainsi, il existe un certain type de protéines avec lesquelles les joueurs humains excellent particulièrement : celles dont la structure de base doit être profondément remaniée, par exemple en envoyant des éléments de la surface vers les profondeurs de la molécule : les humains sont capables d’effectuer de telles transformations sans pour autant perdre de vue la structure fondamentale de la protéine, quitte, pour un temps, à s’éloigner fortement de son but et à perdre des points. Pour une intelligence artificielle, recourir à de tels sacrifices ne serait pas raisonnable du point de vue du calcul.
L’intelligence collective est un autre facteur d’efficacité des équipes Foldit, grâce à la formation d’équipes spécialisées : certains joueurs préfèrent commencer le travail sur une protéine, d’autres interviennent à mi-parcours, une dernière classe enfin est plus douée pour effectuer les ultimes finitions.
Depuis peu, Foldit est entré dans une nouvelle phase. Afin d’exploiter encore mieux les possibilités des meilleurs joueurs, l’équipe de chercheurs a proposé à certain d’entre eux, non plus seulement de”plier”, mais bel et bien de créer ex nihilo de nouveaux types de protéines. Ceci dans le but, nous explique Nature, de trouver de nouveaux catalyseurs pour la photosynthèse ou des protéines capables de s’attaquer à des virus comme celui du SIDA ou la grippe H1N1.
En octobre dernier, une des trouvailles découvertes par un des meilleurs joueurs, Scott Vasarely (dont les qualifications professionnelles consistent à travailler comme acheteur dans une usine de soupapes et à diriger une petite entreprise de …. massage) suscita chez Baker un tel intérêt qu’il chercha à la synthétiser dans un laboratoire. Un échec, mais, précise Nature, ce ne serait selon Baker qu’une question de temps avant qu’un des joueurs ne réussisse à produire une nouvelle molécule viable.
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In their quest to save the country from liberals, Tea Partiers signed on to an agenda that will cause them untold pain while granting unlimited powers to corporations.
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People in their 20s are taking longer to start careers and get married. How can they, with the economy in shambles?
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